Aînée d’une famille de 8 enfants, mon enfance dans la maison familiale de St-Adelphe, en Mauricie, m’a permis d’acquérir autonomie et sens des responsabilités. La proximité de la nature a développé chez moi une grande sensibilité. Mes griffonnages et dessins enfantins en faisant foi, mes parents m’ont offert mes premiers tubes de peinture à l’âge de 10 ans. C’est là que des intérêts pour les arts se canalisent en une passion qui m’habite depuis. Ma profession d’infirmière a aidé à soulager et à accompagner de nombreux patients. Tout en développant une grande compassion, j’ai aussi été sensibilisée à la prévention. Suite à une mammographie, je suis confrontée, moi-même, à un diagnostic de cancer du sein. C’est l’état de choc : une chirurgie s’impose! Avant d’entreprendre la chimiothérapie, on me permet de réaliser un rêve : rejoindre ma fille enseignante dans le Grand Nord, et ce, pour quelques semaines. Cependant, à l’exemple de l’Inuit, c’est l’apprivoisement :
Au fil des jours, cette immensité blanche devient apaisante. Dans l’agenda scolaire de ma fille, je découvre le fameux pavot jaune de l’Arctique qui émerge du pergélisol et tapisse la toundra. Comment, en août, dans un lieu si aride peut-il survivre au cours d’un si bref été? Le pavot arctique : une force de la nature! Cet exemple d’adaptation me permet de dire que tout est possible pour nous, toutes survivantes du cancer du sein. Dans ce contexte, je vous offre mes pavots jaunes et un poème préparé par une très proche amie : |
Marjolaine Baillargeon
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Toi qui as reçu en héritage la beauté et la douceur Toi qui nais dans la résistance et la froideur Tu me procures la détermination et l’envie D’acquérir cette incroyable force qu’est la vie. |
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